En bref
Prochain match : le TPR reçoit le Stade Aurillacois le dimanhe 21 décembre à 15h00. Journée spéciale avec plein d'animations
Championnat de France Crabos :  STPR 24 - 16 US Montauban
Championnat de France Cadets A : STPR 3 - 21 Stade Montois | Cadets B : STPR 57 - 0 Stade Montois
Championnat de France Espoirs : SC Albi 17 - 21 STPR

Robert Froissart

Préparateur physique et kiné du TPR

 

Robert, avant de devenir préparateur physique, tu as été athlète de haut niveau et kiné. Peux-tu évoquer ce passé?


Je pratiquais l'athlétisme au sein de l'équipe de France. Ma spécialité était le 400 mètres plat. En 1980, j'ai participé aux Jeux Olympiques de Moscou et nous avons fait 4ème au relais 4 fois 400 mètres. Je tournais à 46,24 secondes au 400. Une blessure au tendon d'Achille m'obligea à arrêter la compétition. Je me suis alors consacré à la kinésithérapie. J'avais fait mes études à Toulouse, mes parents habitaient alors à 30 kms de Bourgoin et c'est dans cette ville très sportive que je décidai  d'ouvrir mon cabinet.


C'est donc à Bourgoin que tu es intervenu pour la première fois dans le monde du rugby ? Quel a été ton parcours avant ton arrivée au TPR ?

 
Oui, en 1983, le CSBJ m'enrôla comme kiné. A l'époque, la préparation physique n'existait pas encore. En 1995, quand Couturas arriva au club, je suis passé préparateur physique. Nous étions le premier club à nous entraîner toute la journée lors de l'apparition du professionnalisme. J'ai eu la chance de driver une génération surdouée et de gros bosseurs comme les Chabal, Nallet, Cécilion, Bonnaire, Milloud, Chazalet … 97 fut pour moi une grande année puisque nous avons disputé trois finales. Nous avons perdu le championnat de France contre le Stade Toulousain et le Du Manoir contre Pau. Par contre, nous avons remporté le Challenge européen face à Castres. Mon aventure berjalienne s'est achevée en 2002. Le président du Castres Olympique, Pierre Revol me demanda de rejoindre son club. Durant trois saisons, j'y ai côtoyé Pierre Gajan, Christophe Urios et Philippe Bérot. Puis en 2006, je suis parti pour Agen avec Christian Lanta qui me demanda de le suivre au LOU en 2007. C'est en 2009 que Philippe Bérot me sollicita pour intervenir au sein du TPR. Outre le rugby, j'ai préparé des sportifs de haut niveau dans plusieurs sports comme le tennis, le cyclisme, le golf et je suis aussi intervenu comme kiné auprès des équipes de France de foot et de volley. En 1996, j'ai participé avec Christian Lanta à l'extraordinaire aventure de l'équipe de France Universitaire de rugby, championne du Monde en Afrique du Sud.


Depuis 2009, tu es à la fois préparateur physique et un des kinés du TPR . Comment se déroule ce travail ?

Être préparateur physique et kiné, c'est avant tout un travail d'équipe. Je m'entends très bien avec Mathieu, Pierre et Fabien ainsi qu'avec tout le staff médical.  Avec Fabien Dionèse, nous intervenons sur tout, même s'il est plus spécialisé en muscu et moi en course. On ne peut pas sortir la préparation physique d'un contexte collectif. La concertation avec les entraîneurs est également très importante. Et de ce côté-là, c'est un vrai régal de travailler avec Pierre et Nicolas qui sont toujours à notre écoute pour harmoniser le rugby et le physique. Cette année, j'ai affaire à un groupe de bosseurs. On essaie de les amener à un niveau uniforme tout au long de la saison. Un des paramètres importants de la prépa c'est de ne pas avoir de blessures et de remettre les blessés le plus vite sur pied. Il vaut mieux avoir une trentaine de joueurs à 90% toute la saison plutôt que quinze à 100% et quinze à l'infirmerie. Les joueurs doivent être forts en muscu, développer et entretenir leurs qualités de vitesse sans se blesser. Cela leur permet aussi de prolonger leur carrière dans le monde professionnel. La période la plus dure est janvier-février car nous sommes à plus de la moitié de la saison. Durant l'hiver, les blessures sont souvent plus nombreuses avec des conditions météo très défavorables.
Au début, le rugby était un art de vivre. Il y a 20 ans, dans les années 95, les équipes ont commencé à travailler leur préparation physique. A l’époque, les joueurs n’envisageaient pas de s’entraîner plus de deux fois par semaine à part une poignée d’internationaux.  Pour les convaincre, cela n'a pas été facile, contrairement à beaucoup d'autres sports. Maintenant, ils le font volontiers mais ce n'est pas dans la culture rugby.


 Merci Robert, et bonne saison avec ce groupe.

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